Comment obtenir un code EAN produit pour vos articles ?

# Comment obtenir un code EAN produit pour vos articles ?

Dans l’univers du commerce moderne, qu’il s’agisse de distribution physique ou de vente en ligne, le code EAN s’impose comme l’identifiant universel permettant à vos produits d’exister officiellement sur le marché. Cette suite de chiffres, souvent accompagnée de son code-barres caractéristique, constitue bien plus qu’une simple formalité administrative : elle représente la carte d’identité unique de chaque article que vous commercialisez. Alors que plus de 10 milliards de codes-barres sont scannés quotidiennement à travers le monde, comprendre comment obtenir et gérer correctement vos codes EAN devient un enjeu stratégique majeur pour toute entreprise souhaitant distribuer ses produits efficacement. La démarche peut sembler technique au premier abord, mais elle s’avère accessible dès lors que vous maîtrisez les étapes essentielles et les différentes options qui s’offrent à vous selon votre profil d’entreprise.

Qu’est-ce qu’un code EAN et pourquoi votre entreprise en a-t-elle besoin ?

Le code EAN, acronyme d’European Article Numbering devenu aujourd’hui International Article Number, représente un système d’identification standardisé permettant d’attribuer un numéro unique à chaque référence commerciale. Ce système repose sur un principe fondamental : un produit équivaut à un code EAN, et aucun doublon ne peut exister à l’échelle mondiale. Cette unicité garantit une traçabilité parfaite tout au long de la chaîne d’approvisionnement, depuis la production jusqu’à la vente finale au consommateur.

Pour votre entreprise, disposer de codes EAN officiels présente plusieurs avantages concrets et mesurables. Premièrement, ces identifiants facilitent considérablement la gestion de vos stocks en permettant une automatisation complète des opérations d’inventaire et de réapprovisionnement. Les études montrent que l’utilisation de codes-barres réduit les erreurs de saisie manuelle de plus de 80%, générant ainsi des économies substantielles en temps et en ressources. Deuxièmement, les codes EAN accélèrent le passage en caisse de vos clients, améliorant leur expérience d’achat et réduisant les files d’attente dans les points de vente physiques.

Au-delà de ces aspects opérationnels, les codes EAN constituent désormais une condition d’accès aux canaux de distribution modernes. Les grandes enseignes de distribution exigent systématiquement que tous les produits référencés disposent d’un code EAN valide pour des raisons de compatibilité avec leurs systèmes informatiques centralisés. Cette exigence s’étend également au commerce électronique, où la présence d’un code EAN améliore significativement le référencement de vos produits dans les moteurs de recherche, selon les propres recommandations de Google.

Selon les données de GS1, les entreprises utilisant des codes-barres standardisés constatent une amélioration de leur productivité logistique de 25% en moyenne, tout en réduisant leurs coûts opérationnels de 15 à 20%.

Structure et composition du code-barres EAN-13 versus EAN-8

Le format EAN-13, composé de treize chiffres, représente le standard international le plus répandu dans la distribution de détail. Sa structure obéit à une logique précise : les deux ou trois premiers chiffres identifient le pays d’origine de l’entreprise ayant enregistré le code (300 à 379 pour la France), les quatre ou cinq chiffres suivants correspondent au numéro d’identification de l’entreprise attribué par GS1, puis viennent quatre ou cinq chiffres dés

ignant chaque référence produit au sein du catalogue de l’entreprise, et enfin le dernier chiffre correspond à la clé de contrôle calculée automatiquement. Cette clé, obtenue grâce à un calcul modulo 10, permet de vérifier que le code-barres EAN-13 est valide et qu’aucune erreur de saisie ne s’est glissée lors de la lecture ou de l’impression. L’ensemble forme un identifiant unique, reconnu par tous les systèmes compatibles avec les standards GS1, qu’il s’agisse de caisses de supermarchés, de logiciels de caisse ou de plateformes e-commerce.

Le code EAN-8, plus court, est composé de huit chiffres seulement. Il répond à la même logique que l’EAN-13, mais dans un format condensé réservé aux produits de très petite taille, sur lesquels il est impossible d’imprimer un code-barres de grande largeur. On retrouve ainsi un préfixe pays, un identifiant d’entreprise, une référence article et une clé de contrôle en position finale. Pour vous, commerçant ou fabricant, le choix entre EAN-13 et EAN-8 ne relève donc pas d’une préférence personnelle, mais de contraintes techniques d’impression et de lisibilité, tout en respectant les règles d’attribution de GS1.

Dans la pratique, la très grande majorité des produits de grande consommation utilisent le format EAN-13, notamment dans l’alimentaire, le textile, la cosmétique ou le bricolage. L’EAN-8 reste minoritaire, mais indispensable pour certains conditionnements comme les chewing-gums, les miniatures de parfums, les petits accessoires ou les échantillons. Retenez que, quel que soit le format retenu, la structure du code-barres EAN reste pensée pour éviter tout doublon et permettre une lecture rapide et fiable dans n’importe quel point de vente.

Le rôle de GS1 dans l’attribution des codes produits internationaux

Derrière chaque code EAN officiel se cache l’organisation GS1, unique organisme habilité à attribuer des identifiants produits standardisés dans le monde entier. GS1 est une association internationale à but non lucratif, présente dans plus de 100 pays via des organisations locales (GS1 France, GS1 Germany, GS1 US, etc.). Sa mission est de garantir qu’un même code ne soit jamais réutilisé pour deux articles différents, et que les systèmes d’information des entreprises puissent dialoguer entre eux grâce à un langage commun.

Concrètement, lorsque vous adhérez à GS1, l’organisme vous attribue un préfixe entreprise unique, intégré dans chacun de vos codes EAN. Vous êtes ensuite responsable de la création de vos propres références produits à partir de cette base, en respectant les règles du standard GTIN. GS1 ne crée donc pas un code distinct à chaque nouveau produit, mais vous fournit un « espace de numérotation » sécurisé au sein duquel vous pouvez générer autant de codes que nécessaire, dans la limite de la plage qui vous a été attribuée.

GS1 ne se limite pas aux codes-barres : l’organisation définit aussi les standards pour les identifiants de lieux (GLN), les unités logistiques (SSCC), les échanges de données électroniques (EDI) ou encore les catalogues produits partagés (GDSN). Pour une entreprise qui se développe à l’international, cette cohérence est un atout majeur : vous parlez le même langage que vos fournisseurs, vos logisticiens, vos clients distributeurs et vos marketplaces. Sans ce socle commun, chaque acteur devrait gérer ses propres règles d’identification, avec un risque élevé d’erreurs, de doublons et de ruptures dans la traçabilité.

Différences entre GTIN, UPC et EAN dans la distribution mondiale

Lorsque vous commencez à vous intéresser aux codes produits, vous rencontrez très vite d’autres sigles : GTIN, UPC, ISBN, etc. Faut-il les opposer au code EAN ? En réalité, l’EAN, l’UPC et d’autres formats sont autant de variantes d’un même standard global : le GTIN, pour Global Trade Item Number. Le GTIN est le concept générique qui désigne un identifiant produit unique, dont la longueur peut varier (GTIN-8, GTIN-12, GTIN-13, GTIN-14) selon le format utilisé.

L’UPC (Universal Product Code), composé de 12 chiffres, est historiquement utilisé en Amérique du Nord, principalement aux États-Unis et au Canada. L’EAN-13, lui, s’est imposé comme le standard en Europe et dans la plupart des autres régions du monde. Depuis que les systèmes de caisse ont été modernisés, la plupart sont capables de lire à la fois les UPC et les EAN-13, ce qui facilite grandement le commerce international. En pratique, un UPC-12 peut être représenté sous forme de GTIN-13 en lui ajoutant un zéro en tête.

Dans votre stratégie, l’important est donc moins de choisir entre EAN ou UPC que de s’assurer que vos produits disposent d’un GTIN valide et officiel, délivré dans le cadre des standards GS1. Sur une marketplace américaine, on vous parlera plutôt d’UPC ; sur un site européen, de code EAN ou de GTIN. Derrière ces appellations, on retrouve toujours le même principe : un identifiant numérique unique, normalisé, permettant de référencer votre article dans tous les systèmes d’information du commerce mondial.

Obligations légales sur amazon, cdiscount et autres marketplaces

Les marketplaces comme Amazon, Cdiscount, eBay ou encore Alibaba ne vous imposent pas un code EAN pour des raisons purement réglementaires, mais pour des raisons techniques et de qualité de catalogue. Sans identifiant produit unique, il devient impossible de fusionner les offres de différents vendeurs sur un même article, de gérer correctement les annonces en doublon ou encore de fiabiliser les avis clients. C’est pourquoi ces plateformes ont progressivement rendu le GTIN (EAN/UPC) quasi obligatoire.

Amazon, par exemple, exige dans la grande majorité des catégories un code GTIN valide de type EAN-13 ou UPC, idéalement rattaché à GS1. L’entreprise vérifie de plus en plus la cohérence entre le code renseigné et la base GS1, afin de lutter contre les faux codes-barres ou les rattachements abusifs à des ASIN existants. Cdiscount, Rakuten ou encore ManoMano suivent la même logique : ils réclament un code EAN produit pour chaque nouvelle référence, sauf cas très spécifiques (produits personnalisés, pièces uniques, artisanat, etc.).

En pratique, si vous envisagez de vendre sur ces marketplaces, il est donc prudent d’anticiper l’obtention de vos codes EAN bien avant la mise en ligne de vos produits. Vous évitez ainsi les blocages lors de la création de fiches, les refus de publication ou les demandes de justificatifs supplémentaires. Vous améliorez également votre référencement interne : un produit correctement identifié, rattaché à la bonne fiche « maître » sur Amazon ou Cdiscount, bénéficie en général d’une meilleure visibilité et d’un taux de conversion plus élevé, car il cumule les avis et les ventes de tous les vendeurs.

Processus d’adhésion à GS1 france pour obtenir vos codes EAN officiels

Inscription en ligne et création de votre compte entreprise GS1

Pour obtenir des codes EAN officiels en France, la voie la plus directe consiste à adhérer à GS1 France. Tout se fait aujourd’hui en ligne : vous remplissez un formulaire d’adhésion sur le site de GS1 France en renseignant les informations légales de votre structure (raison sociale, SIREN, adresse du siège social, code NAF, numéro de TVA intracommunautaire, etc.). Ces données permettent à GS1 de vous identifier de manière unique et de vous rattacher au bon préfixe pays (300 à 379 pour la France).

Lors de cette inscription, il vous est également demandé d’indiquer votre chiffre d’affaires annuel hors taxes. Ce critère est déterminant, car il conditionne le montant de votre droit d’entrée (la première année) et de votre redevance annuelle. GS1 vous propose parfois de préciser le nombre estimé de références produits que vous souhaitez coder à court terme, afin de vous orienter vers la plage de numérotation la plus adaptée. Une fois votre dossier complété et validé, vous recevez vos accès à l’espace adhérent et aux outils en ligne, notamment la plateforme CodeOnline.

La procédure peut sembler administrative, mais elle reste relativement rapide pour une TPE ou un créateur. Dans la plupart des cas, quelques jours suffisent entre la demande en ligne, la validation de votre dossier et la réception de votre préfixe entreprise. En anticipant cette étape en amont de votre lancement commercial, vous évitez de retarder la fabrication de vos packagings ou la mise en ligne de vos fiches produits.

Calcul de la cotisation annuelle selon votre volume de références produits

Contrairement à une idée reçue, la cotisation GS1 n’est pas calculée en fonction du nombre de codes EAN que vous comptez utiliser. Elle dépend essentiellement de votre chiffre d’affaires annuel, ce qui rend le système plus équitable entre petites structures et grands groupes. Une micro-entreprise réalisant moins de 50 000 € de chiffre d’affaires n’aura évidemment pas la même contribution qu’un industriel dépassant le milliard d’euros.

À titre indicatif, GS1 France prévoit plusieurs catégories tarifaires. Pour les plus petites entreprises (catégorie I, chiffre d’affaires inférieur ou égal à 50 000 €), le droit d’entrée reste très limité et la redevance annuelle tourne autour d’une centaine d’euros hors taxes. À l’opposé, les grandes entreprises (catégories A ou B) versent un droit d’entrée et une redevance beaucoup plus élevés, reflétant l’ampleur de leur utilisation des standards GS1 dans le monde entier.

Pour une TPE ou une PME en phase de lancement, ce modèle économique présente un avantage : vous pouvez disposer d’un grand nombre de codes EAN sans que la facture n’explose avec chaque nouvelle référence. Il devient alors possible de structurer correctement votre gamme, de prévoir des déclinaisons (taille, couleur, parfum, format) et même d’anticiper vos futurs développements produits, sans devoir renégocier une licence à chaque extension de catalogue.

Attribution de votre préfixe entreprise GS1 unique à 7 ou 8 chiffres

Une fois votre adhésion validée et votre cotisation réglée, GS1 France vous attribue un préfixe entreprise, également appelé « code CNUF » (Code National Unifié Fournisseur) dans certains documents. Ce préfixe, généralement composé de 7 ou 8 chiffres pour les TPE/PME, est intégré dans tous les codes EAN-13 que vous allez créer. Il commence par le préfixe pays français (entre 300 et 379), suivi de votre identifiant d’entreprise spécifique.

Ce préfixe représente en quelque sorte votre « plage de numérotation privée » au sein de l’univers GS1. Tant que vous respectez les règles de construction du GTIN, vous êtes libre d’organiser vos codes produits comme vous le souhaitez. Vous pouvez par exemple réserver certaines plages de chiffres à des familles d’articles (cosmétiques, accessoires, recharges), ou distinguer les produits permanents des séries limitées. L’essentiel est de documenter clairement votre logique interne, pour éviter de réutiliser accidentellement un code attribué à un article ancien.

La longueur de votre préfixe détermine le nombre de références que vous pouvez coder. Plus le préfixe d’entreprise est court, plus vous disposez de chiffres restants pour identifier vos produits, et donc plus la capacité de numérotation est élevée. Pour la plupart des TPE, un préfixe classique permet de générer plusieurs centaines voire plusieurs milliers de codes EAN différents, de quoi accompagner confortablement la croissance du catalogue pendant de nombreuses années.

Génération de vos codes EAN depuis la plateforme CodeOnLine de GS1

Une fois votre préfixe obtenu, la génération de vos codes produits se fait très simplement via la plateforme en ligne CodeOnline proposée par GS1 France. Cet outil sécurisé, accessible 24h/24 et 7j/7, centralise l’ensemble de vos GTIN et de vos informations produits associées. Vous y créez une nouvelle fiche article en renseignant les données essentielles : nom du produit, marque, variante, dimensions, poids, type d’unité (unité consommateur, carton, palette), etc.

À partir de ces informations, CodeOnline génère automatiquement un code GTIN/EAN valide, en y ajoutant la clé de contrôle appropriée. L’outil vous évite ainsi les erreurs de calcul ou les doublons de numérotation. Vous pouvez ensuite exporter la liste de vos codes au format CSV ou Excel, la partager avec votre imprimeur, votre logisticien ou l’intégrer à votre ERP et à votre logiciel de caisse. C’est également depuis CodeOnline que vous pourrez, le cas échéant, déclarer vos codes dans certains catalogues électroniques ou services complémentaires proposés par GS1.

La centralisation de vos codes dans un même outil présente un avantage supplémentaire : vous disposez d’une « source de vérité » unique pour toutes vos références. En cas de doute sur un code EAN produit, une reformulation ou un changement de packaging, il vous suffit de consulter votre compte GS1 pour vérifier la cohérence de vos informations et décider s’il est nécessaire de créer un nouveau GTIN ou non.

Solutions alternatives d’acquisition de codes-barres EAN pour TPE et créateurs

Achat de codes EAN auprès de revendeurs comme EAN-Search ou barcode mania

Face au coût psychologique que peut représenter une adhésion à GS1 pour un auto-entrepreneur ou un créateur qui démarre, de nombreux acteurs se tournent vers des revendeurs de codes EAN. Des sites comme EAN-Search, Barcode Mania ou d’autres proposent des lots de codes déjà existants, souvent à l’unité ou par dizaines, à des tarifs très attractifs. Sur le papier, l’offre est séduisante : pas de cotisation annuelle, pas de formalités administratives complexes, et une livraison quasi immédiate des codes-barres.

Dans la réalité, ces revendeurs ne créent pas de nouveaux codes, mais revendent des plages de GTIN issues d’anciennes licences GS1, parfois résiliées ou transférées. Ils vous concèdent un droit d’usage sur ces numéros, mais sans que votre entreprise ne soit elle-même directement enregistrée auprès de GS1. Cette nuance est essentielle : du point de vue strict des standards, vous n’êtes pas le propriétaire officiel du préfixe, et GS1 ne peut pas garantir que ces codes ne sont pas déjà associés à d’autres produits dans ses bases.

Pour des ventes sur un petit site e-commerce personnel, ou pour tester un marché de niche avec quelques références, ces solutions peuvent sembler suffisantes à court terme. Mais dès que vous envisagez de travailler avec la grande distribution, des centrales d’achats ou des marketplaces exigeantes comme Amazon, la limite de ces codes « reconditionnés » apparaît rapidement.

Codes-barres reconditionnés et leur acceptation sur les plateformes e-commerce

La grande question est simple : ces codes EAN achetés auprès de revendeurs sont-ils acceptés partout ? La réponse est nuancée. Sur certaines petites marketplaces ou sur votre propre boutique en ligne, personne ne viendra vérifier l’origine de vos GTIN. Le système se contentera d’enregistrer et de stocker l’identifiant que vous fournissez, tant que son format est correct et que la clé de contrôle est valide.

En revanche, sur des plateformes comme Amazon, la tendance est clairement à un contrôle renforcé des codes produits. Le géant américain croise de plus en plus les GTIN fournis par les vendeurs avec les bases officielles de GS1. Si un code ne correspond pas à votre marque ou à votre entreprise dans les registres GS1, il peut être rejeté ou entraîner des blocages lors de la création de fiche. Certaines catégories très réglementées (cosmétiques, compléments alimentaires, produits électroniques) sont encore plus strictes sur ce point.

Il n’est pas rare de voir des vendeurs ayant utilisé des codes-barres reconditionnés se retrouver confrontés à des situations délicates : fiches suspendues, conflits d’attribution avec d’autres marques, impossibilité de créer de nouvelles annonces, voire demandes de justificatifs prouvant la légitimité de l’usage des GTIN. À long terme, si vous ambitionnez de développer une marque solide et pérenne, ces incertitudes peuvent représenter un risque sérieux pour votre image et votre chiffre d’affaires.

Risques juridiques et limites des codes EAN non-GS1 officiels

Au-delà des problématiques d’acceptation par les plateformes, l’usage de codes non rattachés officiellement à votre entreprise soulève aussi des questions juridiques. En cas de litige autour d’une marque, d’un rappel produit ou d’un problème de traçabilité, il est essentiel de pouvoir démontrer que vous êtes bien le détenteur légitime du code utilisé. Si vos GTIN proviennent de sources tierces sans lien contractuel direct avec GS1, la situation devient plus difficile à défendre.

Un autre risque tient aux doublons. Rien ne garantit que le code que vous achetez n’a pas déjà été utilisé par une autre société dans un contexte différent, voire qu’il ne soit pas toujours actif dans certaines bases de données. Vous prenez alors le risque de voir votre produit « se mélanger » avec un autre dans les systèmes de certains distributeurs, avec des conséquences possibles sur les prix, les stocks ou la gestion des rappels.

En définitive, ces solutions alternatives peuvent dépanner au démarrage, pour valider un concept ou lancer une micro-série de produits. Mais dès que votre activité se structure, l’adhésion à GS1 et l’obtention de vos propres codes EAN produits deviennent quasi incontournables. Vous gagnez en sécurité, en crédibilité vis-à-vis de vos partenaires et en sérénité dans la gestion de votre catalogue à long terme.

Génération et impression de vos étiquettes code-barres EAN-13

Logiciels gratuits de création : BarTender, labeljoy et ZebraDesigner

Une fois vos codes EAN générés via GS1 ou une autre source, encore faut-il les transformer en codes-barres lisibles et imprimables sur vos produits. Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur des logiciels spécialisés d’étiquetage et de génération de codes-barres. Certains, comme BarTender (dans sa version d’essai ou ses éditions limitées), Labeljoy ou ZebraDesigner, proposent des fonctionnalités avancées pour concevoir vos étiquettes, intégrer logos et textes, et générer automatiquement les symboles EAN-13 et EAN-8 à partir de vos numéros.

Ces outils fonctionnent un peu comme des logiciels de mise en page dédiés à l’étiquette. Vous définissez un gabarit (taille de l’étiquette, zones réservées au code-barres, à la description produit, aux pictogrammes réglementaires), puis vous importez votre liste de codes depuis un fichier Excel ou une base de données. Le logiciel se charge ensuite de créer, pour chaque référence, une étiquette unique avec le bon code-barres EAN et les informations associées.

Si votre volume reste modeste, certains générateurs en ligne gratuits peuvent suffire pour produire ponctuellement quelques étiquettes EAN-13 ou EAN-8. Mais dès que vous devez gérer des centaines de références, avec des réimpressions régulières et des formats d’emballage variés, investir du temps dans un logiciel d’étiquetage sérieux devient un vrai gain de productivité.

Calcul automatique de la clé de contrôle modulo 10 pour validation

Au cœur du fonctionnement d’un code EAN se trouve la fameuse clé de contrôle, ce dernier chiffre qui permet de vérifier en un instant la validité du code-barres. Son calcul repose sur un algorithme simple, basé sur une somme pondérée des autres chiffres, puis un calcul modulo 10. Concrètement, cela permet de détecter la plupart des erreurs courantes (inversion de deux chiffres, faute de frappe, omission d’un caractère).

L’avantage des générateurs de codes-barres et des outils GS1 comme CodeOnline, c’est qu’ils se chargent automatiquement de ce calcul. Vous n’avez pas besoin de vérifier manuellement chaque clé de contrôle, ce qui serait fastidieux et source d’erreurs. Toutefois, comprendre que cette clé n’est pas « aléatoire », mais bien le résultat d’une formule mathématique, vous aide à mieux appréhender la logique de validation des GTIN et à identifier rapidement les éventuels problèmes de saisie dans vos fichiers.

De nombreux sites et outils GS1 mettent à disposition des calculateurs de clé de contrôle en ligne. Ils sont utiles si vous travaillez ponctuellement avec des GTIN-8, GTIN-12, GTIN-13, GTIN-14, ou encore des identifiants logistiques comme les SSCC. En quelques clics, vous pouvez ainsi tester la validité d’un code EAN produit reçu d’un fournisseur ou vérifier un fichier avant de l’importer dans votre ERP.

Spécifications techniques d’impression : résolution DPI et zones de silence

La qualité d’impression de vos codes-barres EAN est un paramètre souvent sous-estimé, mais crucial pour garantir une lecture fiable en caisse ou à l’entrepôt. Un code imprimé avec une résolution insuffisante, sur un support inadapté ou sans respecter les dimensions minimales recommandées, risque de générer des erreurs de scan, voire de ne pas être lisible du tout. Résultat : des passages en caisse ralentis, des réceptions de marchandises bloquées, des inventaires faussés.

Pour les codes EAN-13, il est généralement conseillé d’utiliser une résolution d’impression d’au moins 200 à 300 DPI (points par pouce), avec une attention particulière portée au contraste entre les barres et le fond (noir sur blanc ou très clair). Il est également impératif de préserver la « zone de silence » autour du code-barres, c’est-à-dire une marge blanche sur les côtés qui permet au scanner d’identifier correctement le début et la fin du symbole. Réduire cette zone pour « gagner de la place » sur l’étiquette peut suffire à rendre le code illisible.

Les standards GS1 définissent des tailles nominales pour les EAN-13 et EAN-8, ainsi que des tolérances de réduction ou d’agrandissement. En règle générale, mieux vaut éviter de descendre en dessous de 80 % de la taille nominale, surtout si le code est destiné à être lu rapidement en caisse. En cas de doute, n’hésitez pas à faire valider quelques échantillons d’étiquettes par vos distributeurs ou à utiliser des vérificateurs de codes-barres spécialisés, capables de mesurer la qualité de lecture selon les normes en vigueur.

Choix des imprimantes thermiques zebra, brother ou dymo pour l’étiquetage

Pour l’impression de vos codes EAN, plusieurs technologies s’offrent à vous. Si vous imprimez directement sur les packagings en offset ou en flexographie via un imprimeur, ce dernier maîtrisera en principe les contraintes liées aux codes-barres. Pour des étiquettes adhésives, souvent utilisées en logistique ou pour des petites séries, les imprimantes thermiques (transfert thermique ou thermique direct) de marques comme Zebra, Brother ou Dymo sont généralement privilégiées.

Les imprimantes à transfert thermique, associées à un ruban encré, offrent une excellente durabilité des codes-barres, y compris dans des environnements contraignants (froid, humidité, frottements). Elles sont particulièrement adaptées aux entrepôts, aux palettes, aux cartons ou aux produits soumis à des manipulations fréquentes. Les imprimantes thermiques directes, elles, sont plus simples et souvent moins coûteuses, mais les étiquettes sont plus sensibles à la chaleur et à la lumière, ce qui les réserve plutôt à des usages de courte durée.

Le choix du matériel dépendra de votre volume d’étiquettes, de la taille de vos séries, de votre budget et des contraintes de votre secteur. Dans tous les cas, il est recommandé de tester la lisibilité de vos codes EAN sur différents lecteurs (scanners de caisse, douchettes 1D, lecteurs 2D) avant de déployer massivement un nouveau modèle d’étiquette ou d’imprimante dans votre organisation.

Intégration des codes EAN dans votre système de gestion commerciale

Synchronisation avec les ERP comme odoo, SAP business one et sage

Obtenir et imprimer des codes EAN n’est que la première étape. Pour en tirer réellement parti, vous devez les intégrer au cœur de votre système de gestion commerciale. La plupart des ERP modernes, comme Odoo, SAP Business One, Sage, Cegid ou encore des solutions plus légères de type logiciels de caisse sur iPad, disposent de champs dédiés aux GTIN dans les fiches articles. C’est là que se joue la cohérence entre vos stocks physiques et vos ventes, en magasin comme en ligne.

En synchronisant vos codes EAN produits avec votre ERP, vous permettez à tous les services de parler le même langage : la logistique utilise le GTIN pour les réceptions et les préparations de commandes, la comptabilité le retrouve sur les factures, le marketing l’exploite pour les statistiques de ventes par référence, et votre site e-commerce l’utilise pour alimenter les flux vers les marketplaces. Sans cette synchronisation, vous risquez de multiplier les référentiels parallèles, avec à la clé des erreurs de correspondance entre SKU internes et codes-barres externes.

La plupart des ERP permettent d’importer massivement une base d’articles via des fichiers CSV ou Excel. Profitez-en pour structurer dès le départ un fichier maître contenant, pour chaque produit, son SKU, son GTIN/EAN, sa désignation, sa famille, ses variantes et ses dimensions. Vous posez ainsi les fondations d’une gestion de catalogue robuste, capable d’évoluer avec votre activité.

Configuration des flux EDI avec vos distributeurs et centrales d’achat

Dès que vous commencez à travailler avec des enseignes de la grande distribution ou des centrales d’achat, les échanges de données produits et logistiques se font souvent via des flux EDI (Échange de Données Informatisé). Dans ces messages structurés (ORDERS, DESADV, INVOIC, etc.), le code GTIN/EAN est l’élément clé qui permet à vos partenaires de reconnaître sans ambiguïté chaque article et chaque unité logistique.

Sans GTIN correctement déclaré, vos commandes, avis d’expédition ou factures risquent d’être rejetés par les systèmes des distributeurs. À l’inverse, en configurant correctement vos flux EDI avec vos identifiants GS1 (codes EAN, GLN pour identifier vos sites, SSCC pour vos palettes), vous fluidifiez considérablement la relation avec vos clients B2B : moins de ressaisies manuelles, moins d’erreurs de référence, moins de litiges sur les quantités livrées.

La mise en place de l’EDI peut sembler complexe, mais de nombreux prestataires spécialisés et certains ERP proposent des modules dédiés qui automatisent une grande partie du travail. L’important est de partir sur une base d’identifiants produits fiable, en s’appuyant sur vos codes EAN officiels, pour éviter de bâtir toute une infrastructure d’échange sur des fondations instables.

Conformité GDSN pour le partage de données produits standardisées

Au-delà des simples codes-barres, de plus en plus de distributeurs exigent aujourd’hui des données produits complètes, normalisées et mises à jour en continu : dénominations, compositions, allergènes, dimensions exactes, informations environnementales, etc. Pour répondre à cette demande croissante, GS1 a mis en place le réseau GDSN (Global Data Synchronisation Network), un système mondial de synchronisation des données produits entre fournisseurs et distributeurs.

Dans ce cadre, vos codes GTIN/EAN servent de clé d’entrée dans des catalogues électroniques partagés. Une fois vos articles créés dans une base conforme GDSN, vous pouvez les publier vers différents partenaires (enseignes, grossistes, marketplaces B2B) sans avoir à ressaisir manuellement les informations à chaque nouveau référencement. Vous réduisez ainsi les risques d’erreurs, de fiches incomplètes ou incohérentes, et vous gagnez un temps précieux lors des lancements de produits.

Pour les secteurs très réglementés comme l’agroalimentaire ou la santé, cette démarche devient progressivement un passage obligé. En structurant dès maintenant vos codes EAN produits et vos données associées selon les standards GS1, vous vous préparez à ces exigences futures et vous facilitez vos relations avec les grands comptes, en France comme à l’international.

Gestion et traçabilité de vos codes EAN sur le long terme

Documentation des correspondances SKU interne et code-barres EAN externe

À mesure que votre catalogue s’étoffe, la gestion des correspondances entre vos références internes (SKU) et vos codes EAN devient un enjeu central. Le SKU est souvent pensé pour répondre à vos besoins de gestion (famille, couleur, taille, saison, canal de vente), tandis que l’EAN répond aux exigences externes de standardisation. Sans une documentation claire reliant les deux, vos équipes peuvent rapidement se perdre dans les identifiants, surtout lorsque plusieurs services interviennent (achats, logistique, marketing, ADV).

La bonne pratique consiste à maintenir un fichier de correspondance ou, mieux encore, un référentiel centralisé dans votre ERP ou votre PIM (Product Information Management). Pour chaque article, vous y stockez au minimum : le SKU, le GTIN/EAN, la désignation courte, la famille produit, les principaux attributs (taille, couleur, parfum) et les unités logistiques associées (cartons, lots, palettes). Ce référentiel devient votre « bible produit », consultée par tous les services internes et par vos partenaires externes.

En investissant du temps dès le départ dans cette structuration, vous évitez de nombreuses erreurs ultérieures : commandes passées sous la mauvaise référence, erreurs de préparation, mauvaises fiches produits exportées vers les marketplaces, ou encore difficultés à analyser vos ventes par code EAN produit dans les rapports de performance.

Procédure de mise à jour lors de reformulation ou changement d’emballage

La vie d’un produit n’est pas figée : changement de recette, nouveau design de packaging, évolution de la contenance, ajout d’un pictogramme réglementaire… À chaque modification, la même question se pose : faut-il ou non changer le code EAN ? La réponse dépend de l’impact de la modification sur le consommateur, sur la logistique et sur la réglementation. GS1 publie des règles précises pour déterminer à partir de quel seuil un nouveau GTIN doit être créé.

À titre d’exemple, une simple modification graphique mineure du packaging, sans impact sur le contenu, ne nécessite généralement pas de nouveau code. En revanche, un changement de poids net, de composition, de gamme (bio/non bio), ou encore la création d’une nouvelle variante (nouvelle couleur, nouveau parfum) justifie la création d’un nouveau GTIN. L’idée est simple : dès que la modification peut induire une confusion chez le consommateur ou dans la chaîne logistique, il est plus sûr de repartir sur un nouveau code EAN.

Pour bien gérer ces évolutions, il est utile de formaliser une procédure interne : qui décide de la création d’un nouveau GTIN, comment la demande est-elle validée, quels systèmes doivent être mis à jour (ERP, site web, catalogues, étiquettes logistiques), et selon quel calendrier ? En vous appuyant sur les recommandations de GS1 et en consignant chaque décision dans votre référentiel produit, vous conservez une traçabilité complète de l’historique de vos codes et de leurs changements.

Archivage des codes EAN des produits en fin de vie commerciale

Enfin, vient un moment où certains produits sortent définitivement de votre catalogue : fin de série, arrêt d’une gamme, rationalisation d’assortiment. Que faire alors des codes EAN associés ? Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il n’est pas recommandé de réattribuer rapidement un ancien GTIN à un nouveau produit. GS1 préconise généralement un délai de quarantaine (souvent plusieurs années) avant toute éventuelle réutilisation, afin d’éviter les confusions dans les systèmes des distributeurs ou dans les historiques de données.

La bonne pratique consiste donc à archiver proprement vos anciens codes : vous conservez dans votre référentiel une trace claire du produit auquel chaque EAN a été associé, des dates de commercialisation, des éventuels rappels ou incidents, et de la date officielle de fin de vie. Cette mémoire vous sera précieuse en cas de contrôle, de litige ou d’analyse rétrospective de votre activité. Elle vous évite aussi de céder à la tentation de « recycler » trop vite un code apparemment inutilisé.

En adoptant une démarche rigoureuse de gestion du cycle de vie de vos codes EAN produits, depuis leur création jusqu’à leur archivage, vous transformez ce qui pourrait sembler un simple sujet technique en véritable avantage compétitif. Vous gagnez en fiabilité, en efficacité opérationnelle et en crédibilité auprès de vos partenaires, tout en préparant sereinement le développement futur de votre offre, sur tous les canaux de distribution.

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